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Résumé réalisé par IA
Le Fujifilm X-E5 est attirant mais son prix a de quoi faire tousser. Le X-E4 se trouvait en kit autour de 1000€, on est aujourd’hui à 1570€. En échange, Fuji le livre avec un nouveau 23mm f/2.8, un équivalent 35mm en plein format.
J’ai passé quelques jours avec. Spoiler : c’est presque l’appareil que je cherche…
La portabilité, mon seul vrai critère
Avec son 23mm pancake, le X-E5 est minuscule. C’est exactement ce que je veux : un appareil que tu peux avoir sur toi en permanence, sans réfléchir, sans sac. C’est devenu mon critère numéro un à l’achat.

Parce que je me suis rendu compte d’un truc. Je fais mes plus belles photos quand j’ai prévu de photographier, en déplacement ou à la maison. Quand je pars à l’improviste, je laisse l’appareil derrière moi : trop encombrant, pas envie de me trimballer un sac. Un boîtier de cette taille règle ce problème.
Prise en main, batterie, finition : si proche du sans faute
Mon premier reproche : Fuji aurait pu l’allonger de quelques centimètres. Avec un boîtier aussi court, on se retrouve les doigts crispés pour le tenir. La longueur du X100 aurait été parfaite.
Et cet allongement aurait réglé le vrai drame : la batterie. On plafonne autour des 300 clichés. En 2026, sur un appareil à plus de 1500€ censé te suivre partout, c’est intenable. Quelques millimètres de plus, c’était la place pour la nouvelle batterie et une endurance digne de ce nom. J’ai connu la même frustration sur le Leica M EV1 , à un tarif autrement plus salé.
Le viseur est un peu petit et sa définition reste correcte sans plus, mais c’est le prix à payer pour la compacité, et un gros EVF aurait encore plombé l’autonomie. L’écran articulé permet de se tirer le portrait, c’est appréciable. Côté finition, rien à redire : ça ne sonne jamais creux ni plastique. Attention quand même, il n’est pas tropicalisé, donc méfiance avec les intempéries et la poussière.
Le vrai problème, ce sont les objectifs
Voilà mon coup de gueule. Fuji fait des boîtiers ultra compacts, mais sort des optiques pensées pour une gamme pro. Résultat : elles sont énormes, complètement à contre-emploi sur un appareil comme celui-ci.
Du coup tu te rabats sur d’anciennes optiques. Le 18mm f/2, dont l’autofocus est à pleurer. Ou le 35mm f/1.4, qui reste trop gros à mon goût. Il y a un problème de public chez Fuji : ils veulent parler à tout le monde côté boîtier, et c’est tant mieux. Mais tout le monde n’est pas pro, tout le monde n’a pas besoin de la meilleure qualité d’image ni du meilleur autofocus, ni donc d’un canon en guise d’objectif.
Ça commence à bouger petit à petit grâce aux fabricants chinois , qui sortent les optiques compactes que Fuji refuse de faire. C’est exactement ce qui m’avait séduit en monture M avec Voigtländer . En attendant, le parc reste un point faible.
L’autofocus, Fuji reste à la traîne
Ce genre d’appareil sert avant tout en autofocus. Et quand tu viens de Sony, tu sens immédiatement le retard. Sur un Sony, tu mets en suivi continu avec détection de l’œil, tu n’as même plus besoin de regarder dans le viseur : tu déclenches et la photo est nette, même avec un gamin qui court dans tous les sens.
C’est quasiment impossible à reproduire avec un Fuji en 2026. Je l’avais déjà constaté en passant de Sony à Fujifilm , et l’écart ne s’est pas vraiment résorbé.

La molette de simulations, fausse bonne idée
Fuji a voulu innover avec une molette dédiée aux simulations de film. Sur le papier, génial. Dans les faits, l’implémentation est ratée : tu n’as que trois positions configurables pour tes propres réglages. Les autres crans imposent les simulations de base, non paramétrables.
Ce qui aurait été top, c’est une molette qui donne accès à toutes mes simulations personnalisées. Mon Classic Chrome réglé à ma sauce, mon Classic Negative perso, et ainsi de suite. Là, on reste à mi-chemin.
Alors, je le garde ?
Si tu cherches juste un appareil portable, va directement sur un X100 : aussi transportable, mieux fini, et une autonomie un peu meilleure autour des 400 clichés. Le X-E5 garde l’avantage des optiques interchangeables, mais sans vrai objectif compact pour l’instant.

Là où il prend tout son sens, c’est si tu acceptes de te contenter du 23mm f/2.8 au quotidien. Oublie le joli bokeh en arrière-plan, mais tu gardes la possibilité de visser un gros 56mm f/1.2 pour le portrait les jours où tu n’as pas envie de bouger de chez toi. Et soyons honnêtes : associé au 35mm f/1.4 , ce petit boîtier sort des images exceptionnelles.
Bref, le X-E5 est à deux doigts d’être le compact parfait. Reste à voir si tu pardonnes la batterie et l’autofocus. Si comme moi tu finis par changer d’avis, tu sais déjà comment revendre ton matériel proprement .
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