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Résumé réalisé par IA
Si tu lis mes articles photo, tu sais que je cherche depuis toujours l’appareil ultime : ultra compact, plein format, qui rentre dans une poche.
Le problème avec un Sony A7C ou un Lumix S9 , c’est le grand écart. Le boîtier est compact, mais les objectifs autofocus à y visser sont énormes. Au final tu perds tout l’intérêt d’avoir un petit boîtier.
En passant sur un Leica M , je perds l’autofocus. Mais j’ai le plein format le plus compact du marché et surtout une gamme d’optiques de toutes tailles. À l’inverse de leurs homologues autofocus, les objectifs en monture M sont souvent minuscules.
Aujourd’hui je te parle du Voigtländer Color Skopar 35mm f3.5, un objectif de seulement 14 mm de long.

Un vrai pancake, bouchon compris
Ce qui frappe d’abord, c’est la taille. Moins de 100 grammes, 14 mm de longueur. On peut vraiment l’appeler un pancake.
Et pour une fois, le bouchon ne vient pas tout gâcher. C’est un gros reproche que je fais à Voigtländer : leurs bouchons clipsables ajoutent 5 bons millimètres. Dommage de faire un objectif ultra compact si c’est pour le rallonger avec son bouchon. Ici, le bouchon s’enfile directement dessus et n’ajoute que 1 ou 2 mm tout au plus.
Cerise sur le gâteau : l’objectif est livré avec un pare-soleil, en général facturé en option, et un petit filtre UV.
Les caractéristiques techniques
Voigtländer a sorti une optique simple sur le papier mais bien pensée :
- Focale : 35 mm
- Ouverture : f3.5 à f22
- Construction : 6 lentilles en 4 groupes, dont une lentille asphérique double face
- Lamelles de diaphragme : 10
- Angle de champ : 61,6°
- Distance de mise au point mini : 0,70 m
- Diamètre de filtre : 34 mm
- Poids : 99 g
- Longueur : 14 mm
- Monture : VM (Leica M)
- Prix : environ 799 €
Les 10 lamelles de diaphragme, c’est ce qui donne ce rendu rond et propre aux sources lumineuses quand tu fermes un peu.
Net dès la pleine ouverture
Le seul vrai défaut, c’est qu’il n’ouvre qu’à f3.5. J’aurais aimé du f2.8. Mais je pense que ça se ferait au détriment de la qualité d’image.
Parce qu’à f3.5, cet objectif est super net. Très belle image, vraiment rien à lui reprocher. Voigtländer a clairement choisi de privilégier le piqué à la luminosité, et le pari est réussi.

Le lock à l’infini, je suis partagé
L’objectif possède un lock à l’infini. Ça peut en perturber certains, et je ne suis pas vraiment fan du principe.
Par contre, il faut reconnaître un avantage : ce petit ergot permet d’attraper l’objectif pour ajuster la bague d’ouverture beaucoup plus facilement. Sans lui, manipuler la bague à une main relève de l’exploit.
Le close focus, éternel point faible
On peut aussi lui reprocher sa distance de mise au point mini de 70 cm. C’est la limite classique d’un télémètre, mais de plus en plus d’objectifs descendent à 40, voire 30 cm.
Pour moi c’est l’avenir de ces boîtiers. Avec le focus peaking sur l’écran, on peut faire le point bien plus près que ce que le télémètre autorise. Le close focus reste le vrai point faible des optiques en monture M.
L’esthétique, parlons-en
J’aime beaucoup cet objectif, surtout en gris. Il s’accorde parfaitement au boîtier.
Petit bémol pour les puristes : les Leica M sont en général en noir mat, alors que la version noire de cet objectif est en noir brillant. De quoi choquer ceux qui tiennent à l’harmonie esthétique de leur matériel.

Pourquoi je le renvoie quand même
J’ai l’impression qu’il y a de plus en plus de bons pancakes, et que la mode est à l’ultralight avec des distances de focus réduites sous les 70 cm.
Du coup je vais le renvoyer, en attendant peut-être une v2 qui ouvrirait à f2.8 cette fois, et pourquoi pas avec une distance mini de 40 cm. 30 cm, ce serait parfait. Si tu hésites toi aussi, j’ai expliqué comment revendre son matériel photo facilement .
Allez Voigtländer, encore un petit effort, ne te laisse pas doubler par tous ces constructeurs chinois qui commencent à sortir des objectifs super intéressants (Artralab, Thypoch). 😏
N’hésite pas à me contacter si tu veux réagir à cet article.